Ecosens interviewé par Environnement Magazine | Version imprimable |

Pour son numéro de janvier 2007, Environnement Magazine s'est rapproché d'Ecosens pour faire un article sur le métier de psychologue environnementaliste. Voici l'article dans son intégralité.

Psychologue environnementaliste : toujours à l’écoute

Le psychologue environnementaliste étudie et décode les relations entre l’homme et son environnement au sens large.

La Psychologie environnementale « étudie les interrelations entre l’homme et son environnement physique et social ». Il existe en France quelques parcours universitaires qui forment étudiants et professionnels à cette discipline qui utilise les outils de la psychologie pour identifier par exemple les freins à certains comportements environnementaux. Des diplômés du Master de Psychologie Environnementale de l'université Paris 5 - René Descartes ont créé en 1993 l’association Ecosens pour promouvoir la spécialité et la création d’un titre professionnel.

Le psychologue environnementaliste exerce le plus souvent dans le domaine de l’aménagement, toujours au sein d’une équipe pluridisciplinaire. Il peut avoir la tâche de désamorcer l’opposition de riverains à l’installation d’une station d’épuration ou d’un incinérateur, ou d’évaluer les besoins des habitants en équipements publics, comme le fait Élisabeth Gavrilovic, vice-présidente d’Ecosens, à la mairie d’Aubervilliers (93). « Mes compétences en psychologie m’apportent des clés pour à la fois écouter et sensibiliser la population », considère cette architecte qui a suivi le Master de Paris 5 en formation continue.

Autre champ d’application : l’éducation à l’environnement. Alice Benoît, jeune présidente d’Ecosens, est ainsi chargée du développement des outils pédagogiques à l’Institut de l’écologie en milieu urbain (IDEMU). Mais le psychologue environnementaliste peut aussi mener des études quantitatives ou qualitatives. « Sur la prévention des risques naturels ou la représentation des éoliennes dans la population », illustre Alice Benoît. Il peut également réaliser des études d’impact ou en tous cas leur volet psychosociologique. « Ces études sont généralement menées par des techniciens ou des ingénieurs. Faute de nous connaître, on ne fait pas appel à nous », regrette la présidente d’Ecosens. Un métier qui pourrait en tous cas apporter une touche féminine (une très grande majorité des étudiants de cette filière sont des étudiantes) dans un secteur très technique.

Fabian Tubiana [www.environnement-online.com]